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Obsolescence programmée

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Obsolescence programmée

Dans le cadre de vos affaires, vous êtes probablement confrontés à la reprise d’exploitation, à la maintenance ou l’extension de la supervision sur les sites de vos clients. Mais que va-t-il se passer en cas de problème ?

Interrogé sur le sujet, Christophe Gonon, Chargé de Réalisation Energence nous donne sa vision :

Qui est concerné ?

C.G. : Tous les clients qui utilisent de la supervision !

Aujourd’hui, la majorité des logiciels sont installés sur des PC gérés par un système d’exploitation Microsoft Windows.

Or, chaque produit a un cycle de vie imposé par la stratégie du fabricant et Microsoft ne déroge pas à la règle.

Depuis le 8 avril 2014, Windows XP n’est plus supporté par Microsoft et Windows 7 n’a plus que 2 années à vivre.

 

Que cela veut-il dire ?

C.G. : En cas de problème informatique chez un client impliquant le remplacement du PC, en fonction de la version du système d’exploitation, nous ne sommes déjà plus, ou, ne serons bientôt plus en mesure de fournir une solution.

Les Windows avant la version XP ne sont plus supportés, et pour ce qui est de Windows XP, les revendeurs terminent leurs stocks. Autant dire que le compte à rebours est lancé.

En clair, c’est l’arrêt pur et simple de l’installation le temps de trouver une solution !

Dans le cadre de nos procédures « qualité », la société Energence a mis en place une politique OEM permettant de pallier temporairement l’arrêt des licences Windows mais nous sommes nous-mêmes directement tributaires de nos partenaires.

De plus, dans la plupart des cas, les logiciels de supervision, les drivers de communication ou les périphériques fonctionnant sous Windows XP ne sont pas compatibles avec les versions plus récentes des systèmes d’exploitation et ne peuvent pas être installés sur des machines de dernière génération.

A cela s’ajoute les risques liés à la sécurité.

 

Les risques liés à la sécurité, c’est à dire ?

C.G. : Les évènements de ces derniers mois et l’impact que cela a eu dans certaines entreprises, le volet sécuritaire est à relever et il n’est pas des moindres. Il s’agit de la cybersécurité.

La fin du support de Windows XP engendre la fin des mises à jour du système d’exploitation qui permettaient de protéger vos ordinateurs contre les virus, les logiciels espions et autres programmes malveillants susceptibles de se propager au sein de vos systèmes et donc de votre entreprise.

Face à ces problématiques de cybersécurité, ces systèmes, dépourvus de correctifs, sont chaque jour plus vulnérables et potentiellement dangereux.

La pérennité des installations utilisant Windows XP est donc compromise et la migration de vos systèmes est une obligation.

 

Quelles solutions proposez-vous ?

C.G. : Pour éviter une situation d’urgence, le premier des conseils est d’avertir vos clients sur ce risque technologique mais cela nécessite de proposer une solution.

Or, la plus part des éditeurs de vos logiciels proposent la migration de leurs outils vers les dernières versions de Windows, sans se soucier de l’implication financière et technique sur vos applications.

Ces opérations de mises à jour ne sont pas bénignes mais elles existent.

C’est l’une des missions de mon équipe au sein d’Energence. Nous évaluons l’impact technique et financier afin de proposer une solution optimale avant de définir le plan de déploiement.

C’est un travail que nous construisons avec le client afin de garantir le succès.

Qu’en est-il du futur ?

C.G. : Les technologies informatiques évoluent de façon exponentielle et cela va continuer à s’accélérer.

Avec la 4ème révolution industrielle que nous vivons actuellement, les nouvelles versions logicielles et les bouleversements dans le domaine de l’électronique n’en sont qu’à leurs débuts.

Vos clients ne doivent pas perdre de vue que la réadaptation constante au contexte technologique et sécuritaire fait partie intégrante de la vie de son installation et que l’investissement continu est plus sûr et plus économique qu’un investissement brusque et contraint.

En conclusion, ne pas faire évoluer son système c’est prendre le risque d’arrêter votre installation. La question est de savoir combien va vous coûter cette perte de production au regard d’une migration ?